Indonésie
Benoa Harbour, Balin, Indonésie, le 19 octobre 07
Bonjour à vous tous ! Selamat malam
Nous voici arrivés à Bali, après presque un mois passé dans les îles de la Sonde, qui se trouve entre la Papouasie Nouvelle-Guinée et ici.
Nous avons fait notre entrée en Indonésie à Maumere, sur l’île de Flores, où nous avons passé une petite semaine à nous remettre d’une traversée fort agréable, mais fort lente. 18 jours de mer depuis Port Moresby, c’est tout de même la deuxième plus longue traversée de notre périple, aussi long en temps qu’une traversée de l’Atlantique. Mais nous n’avons jamais fait une traversée aussi tranquille : nous avons bien pêché, nous avons donc spécialement bien mangé. Comme la mer était relativement calme, nous avons fait de la haute cuisine : sushi, sashimi, ragoûts de poisson, cake au chocolat, biscuits, pizzas, beignets… bref, c’est pas sur ce coup-ci que nous avons maigris.
A Flores nous avons pris un jour pour faire une promenade dans l’île, et nous avons eu la chance de partir au petit matin et de voir l’île s’éveiller. Les montagnes violettes, le ciel rose, la brume matinale sur les rizières, le chant du coq, les enfants qui se lavent au puits devant la maison, les femmes qui chauffent de l’eau sur le feu, les bœufs aux grandes cornes dans les champs, les jardins bordés de bananiers, les maisons en bambous… tout y était pour faire de ce trajet un souvenir inoubliable.
Après Flores, nous nous sommes rendus à Rinca, tout près de Komodo, pour voir les varans, ou plutôt les dragons de Komodo. Nous en apercevrons un, de loin, mais nous verrons surtout des biches et des singes.
Ensuite, nous avons fait un stop de 3 jours à Sumbawa, où nous avons été pris en charge par Borix et sa famille. Ils nous ont promenés dans leur village de bord de mer, et à la ville voisine. Tous le monde venait voir l’attraction du moment : les touristes et leurs enfants. Zélie a été la mascotte de la maison, voir de la rue entière, durant ces quelques jours, et Nino a fait aussi bien des ravages dans le cœur des mamies du coin. Nous avons bien apprécié ce séjour peu commun, et nous avons constaté que l’on s’habituait finalement assez vite à être le centre d’intérêt de tout un quartier. Aurions-nous de forte propension au vedettariat ?
Après Sumbawa, nous avons fait un dernier arrêt à Lombok, aux îles Gili, pour une approche en douceur de la folie touristique de Bali. Les Gili sont 3 petites îles au sable blancs et aux cocotiers, entièrement dédiées aux touristes. On y trouve essentiellement des bars, des marchands de souvenirs et… des touristes. Comme nous sommes actuellement en basse saison, le tout était plutôt calme, et nous avons profité de l’endroit pour nous perfectionner en cuisine locale.
Puis, nous avons débarqué à Bali. Dès le deuxième jour, nous avons loué des scooters, et nous sommes partis à la découverte de l’île. Nous avons passé entre Ubud, le centre culturel et artistique (et touristique aussi) de Bali, et le lac Batur, plus au nord, ainsi que la région de Sidemen, réputée pour la beauté de ses paysages de rizière (et c’est vrai, c’est superbe). Moi qui n’avais jamais roulé en scooter de ma vie, j’ai eu une initiation plutôt brutale. J’ai bien souvent eu l’impression de piloter un vaisseau spatial lancé en plein champ d’astéroïde plutôt que de rouler tranquillement sur la route des vacances ! Imaginez une petite route secondaire de chez nous, bordée d’habitations de chaque côté, avec des poules et des chiens qui traversent justement comme des poules, des scooters vous dépassant de la droite et de la gauche, avec en prime un scooter venant en sens inverse sur le bas côté et un autre scooter dépassant en camion venant en sens inverse. Ce qui fait que tu te retrouves à 6 une seule route… et ça, plusieurs fois par jour… autant vous dire qu’au début, je n’étais pas si décontractée que ça…
Bali est vraiment l’île au mille temples, il y en a partout, parfois même habités. A chaque coin de rue, il y a des hôtels, où les gens déposent régulièrement des offrandes. Bali, c’est le jaune et blanc des cérémonies, c’est le vert des rizières, c’est le mauve des montagnes. Bali, c’est le noir des volcans, c’est le blanc des hérons, c’est le rose des sarong. Bali, c’est la senteur de l’encens, le piquant du piment. Bali, c’est le riz, dans l’assiette, en culture, en offrande, en marque sur le visage. Bali, c’est le sourire de ses habitants, c’est leur serviabilité et leur gentillesse. Bali, c’est aussi le tourisme de masse, l’arnaque à tous les coins de rue, la pollution atmosphérique et sonore des grandes villes. Bali, c’est aussi le temple de la consommation, avec des endroits comme Kuta, où les australiens et les européens viennent surfer, draguer et faire la fête. On y trouve vraiment de tout. C’était intéressant de voir toute cette diversité, nous avons trouvé les paysages vraiment magnifiques, mais nous sommes contents de quitter les lieux. Nous nous réjouissons de retrouver des lieux un peu moins fréquentés, et nous l’espérons, des relations un peu plus sincères.
Une dernière petite histoire, parce qu’elle nous a fait bien rire… Durant notre promenade en scooter, nous nous arrêtons pour manger dans un petit resto en bord de route. La patronne est vraiment très sympa, nous discutons, et à la fin du repas, elle nous propose d’acheter une peinture d’elle ou de son mari. Nous trouvons un petit portrait que nous trouvons joli, peint par son mari, et nous le lui achetons. Elle nous explique que son mari utilise de la suie de volcan pour faire les noirs, et nous donne de nombreux détails plus ou moins techniques. Deux jours plus tard, nous trouvons exactement la même peinture dans un stand aux abord d’un temple très fréquentés. Nous demandons à la vendeuse si elle connaît le peintre et elle nous répond : oui, oui, c’est mon mari qui peint ceci ! ;-)
Nous allons donc quitter Bali, la quiétude de ses rizières et la folie des ses faubourgs pour rejoindre Kalimantan, plus connue sous le nom de Bornéo. Nous y passerons quelques jours, pour peut-être y voir des orang outangs, puis nous mettrons le cap sur la Malaise ou nous attend un chantier de 3 semaines. Il y a de la retape prévue sur Shipibo !
Ensuite, ce sera la Thaïlande en janvier-février, puis nous nous attaquerons à l’Océan Indien, puis la Mer Rouge.
[…]
Selamat Tingal
On vous embrasse
A bientôt
L’équipage de Shipibo
Kalimantan, Singapour et
Malaisie
Sebana Cove Marina, Malaisie, le 22 novembre 2007
Bonjour à tous,
Nous voici donc en Malaisie, à quelques encablures de Singapour.
Partis de Bali le 21 octobre, nous avons eu une traversée très tranquille au niveau vent jusqu’à Kalimantan. Nous avons découvert durant cette traversée ce que nous avons appelé « le mystère du pêcheur indonésien ». Invisibles durant la journée, ils apparaissent dès la nuit tombée pour disparaître au matin. Nous avons dû veiller toutes les nuits, et bien souvent nous dérouter, à cause de la multitude d’embarcations aux feux fantaisistes que nous avons croisé durant cette traversée. J’ai aussi aperçu ma première île flottante, en fait une barge non-éclairée tirée par un remorqueur. De loin, j’ai vraiment cru qu’il s’agissait d’un îlot, et il m’a fallu bien du temps pour réaliser que cet îlot allait nous foncer dessus !
Au bout de ces nuits mouvementées, nous avons trouvé Kumai. Cette ville construite sur les rives d’une rivière est la base de départ pour aller voir les orangs-outangs. Nous avons pris un bateau rapide pour rejoindre les réserves, et nous avons ainsi pu assister au repas du roi du coin, un impressionnant mâle. Dans la seconde réserve, nous avons visité un centre de documentation, retraçant le travail des chercheurs qui étudient ces grands singes, et surtout le problème lié à la destruction de la forêt avoisinante. C’est effroyable de voir à quel point nous nous soucions peu de notre planète, pourtant si merveilleuse. Nous avons eu la chance de voir plusieurs singes semi-sauvages (ou à moitié apprivoisés, au choix !), souvent des mères avec leur petit. Il n’y a pas de grillage entre nous et les bêtes, et c’est ma fois fort impressionnant. A part les orangs-outangs, nous avons vu des nasiques (mais oui, ceux d’Alan dans Tintin vol 747 pour Sidney : » quel pif boss, ah mais vous avez vu ce pif ? », et des gibbons très marrants.
Nous avons rapatriés nos petits singes à nous sur Shipibo, direction Batam, une île proche de la Malaisie, pour y faire notre sortie. La traversée a été loooongue, caaaalme, le plus souvent au moteur, mais émaillée de coups de vent suivit par des orages violents, avec éclairs et tout. Bêrk.
Puis nous avons traversé le Singapour Strait, qui ressemble à une véritable autoroute à cargos, pour arriver ici, à Sebana Cove Marina. Il n’y a rien à y faire, […]
Nous avons pris 3 jours pour visiter Singapour. Cette ville est impressionnante par sa densité, et par son mélange de vieux et de neuf. On y trouve aussi des centres commerciaux hallucinants : 5 étages réservés à la mode, 6 consacrés aux ordinateurs et à la photos… une folie !
J’ai adoré les food court, sorte de cantines horribles qui rassemblent des snacks proposant des plats de tous les pays. Nous avons ainsi voyagé par le goût à travers toute l’Asie. On s’est beaucoup promené, et le soir, nous avons visité le zoo à bord d’un petit train, pour la plus grande joie des enfants.[…]
Sinon, eh bien c’est une grande ville, bourdonnante d’activité (mais pas avant 10h du matin), avec un urbanisme assez démentiel. On a bien aimé y passer trois jours. Quant à y vivre…
Nous avons trouvé à Singapour des pièces pour le bateau, et Stéph a pu travailler un peu : nouveau guindeau, peinture, ponçage…Mais maintenant, ça suffat comme çi, nous avons assez vécu reclus du monde dans cet endroit loin de tout. Nous allons partir demain pour voir enfin à quoi ressemble la Malaisie (ici, on est perdu au milieu d’une colossale propriété, et nous ne voyons que les autres plaisanciers et des touristes de Singapour). Nous allons remonter en direction de Langkawi, et d’ici début janvier, nous devrions sortir le bateau de l’eau pour lui donner un coup d’antifouling, et aussi pour le bricoler un peu, histoire qu’il ait bonne mine pour sa mise en vente. Eh oui, nous allons devoir le quitter cet été ce brave bateau. Parlez-en autour de vous, il y a peut-être un ami d’un ami qui cherche une occase en or ! Le bouche à oreille est certainement la meilleure publicité !
[…]
J’espère que de votre côté tout va bien aussi. Je pense parfois aux rues éclairées, à la bise piquante, au flocons tombant du ciel, aux marrons chauds et au thé à la cannelle, à l’odeur des biscuits sortant du four, au régal d’une fondue entre amis et au plaisir d’une descente en luge. Profitez bien de tous ces petits bonheurs.
Nous vous envoyons un peu de chaleur et une pointe de piment de ce coin du monde.
On vous embrasse.
A bientôt
Sophie, Stéphane, Nino et Zélie sur Shipibo
Georgetown, île de Penang, Malaisie, le 25 décembre 2007
Bonjour à tous,
[…]
Petit à petit, nous traçons notre route au travers de la Malaisie. Si l’Indonésie nous avait réservé plusieurs mouillages tranquilles ou peu touristiques, la Malaisie quant à elle s’est révélée essentiellement citadine. Le long du Détroit de Malacca, il y a peu de mouillages. L’eau est trouble et polluée, il pleut beaucoup, ce n’est donc pas l’endroit idéal pour le « farnienete ». Nous avons donc visité des villes (Malacca, Port Dickson, et maintenant Georgetown) et explosé notre total de nuits en marina !
A Port Dickson, nous avons sorti Shipibo de l’eau et entrepris des travaux de rénovations. 13 jours de grattage, ponçage, peinture, soudure… ça fait plaisir de retourner à l’eau et d’avoir un bateau presque « comme neuf ». […]
La navigation se fait encore beaucoup au moteur, même si nous avons parfois un peu de vent… de face ! Nous sommes passés maître dans le louvoyage au travers des filets et des pêcheurs. Une nuit, j’ai décompté 46 bateaux autours de nous. De quoi nous convaincre de rester vigilants !
Comme nous avons surtout visité des villes, nous avons eu beaucoup moins de contacts avec la population. Il me semble aussi que les gens rencontrés sont plus réservés, et certainement plus habitués aux touristes que dans les derniers pays visités. Le niveau de vie est plus élevé, les soins médicaux et les écoles plus fréquents. Ici, pas question de troc, ni même de marchandage. Les prix sont affichés même au marché, il y a des centres commerciaux directement inspirés de Singapour, le wifi est disponible dans chaque port. Il y a certainement une autre Malaisie, éloignée des villes et des centres touristiques, mais nous ne la verrons malheureusement pas.
Quatre religions se côtoient ici, sans le moindre heurt apparent. Si les différentes communautés ne se mélangent pas (très peu de mariages mixtes, villes découpées en quartiers chinois, indiens, malais), elles cohabitent sans violence. On trouve souvent dans la même rue un temple chinois et un temple hindous. Les chrétiens sont une petite minorité, et ils sont bien peu visibles.
Nous n’avons pas vu de paysages exceptionnels, mais l’ambiance des villes est agréable. Il est curieux de se trouver en Inde, avec ses odeurs et ses couleurs dans une rue, et de traverser une artère pour se trouver en Chine, avec son écriture si particulière, ses tailleurs et ses vendeurs de mee. La Malaisie est pleine d’odeurs et d’ambiances, cris du mouezin (désolée, je n’ai aucune idée de comment ça s’écrit…) appelant à la prière, reprises de tubes des années 80, rythmes syncopés des fidèle à Hare Krishna, klaxon de voitures et bruits incessants de la circulation, chants indiens diffusés à plein pot par des hauts-parleurs géants, silence rouge et or des temples chinois. Pollution omniprésente, dans l’air, sur mer et sur terre, mais recherche de sérénité dans un pot de fleur aménagé en étang miniature. Des femmes qui font la vaisselle dans de larges bassines à même le trottoir. Des enfants qui jouent dans le caniveau, un père noël aux yeux bridés, un homme qui fait tourner d’énormes crêpes indiennes au dessus d’une plaque grésillante. La chaleur du gril miniature d’un vendeur de brochettes tout aussi minuscules. Le sucré-salé des plats chinois. La brûlure du piment malais ou d’un curry indien. L’odeur des poubelles et celle trop douce des fleurs de lotus. Le sifflet des chauffeurs de rickshaw, ces taxi-vélos qui font penser à la chine de Tintin. Un inventaire à la Prévert qui à lui seul ne peut vous donner qu’un ridicule aperçu de la vie d’ici, si différente de la nôtre.
[…]
On vous embrasse bien fort
Sophie, Stéphane, Nino et Zélie sur Shipibo
Thaïlande
Ao Chalong, Phuket, Thaïlande, le 4 février 2008
Sawadi Kaa !
Bonjour à tous de Thaïlande !
Nous voici déjà à la fin de notre étape thaïlandaise. Nous avons bien profité de nos visites, et nous avons ainsi reçu par leur intermédiaire un peu de vos nouvelles, et des nouvelles du monde.
Stéph et moi étions déjà venus ici il y a 15 ans, et nous avons eu bien du mal à reconnaître la Thaïlande que nous avions vue. La masse touristique a dû quintupler, avec tous les inconvénients que cela entraîne : abandon de l’architecture traditionnelle en faveur de constructions « modernes » dignes des Canaries, plages largement pourvues de parasols, urbanisme délirant, mouillages encombrés, relations avec les habitants faussées ou impossibles, et vision peu encourageante du comportement de nos concitoyens européens… décidément, nous avons du mal avec le tourisme de masse.
Mais nous avons tout de même apprécié la Baie de PhangNa et son paysage époustouflant. Je ne sais pas si vous aviez vu le film « Indochine », mais nous avons navigué aux milieux d’îles et d’îlots bien semblable à ceux de ce film. Nous avons aimé la gentillesse des locaux que nous avons approché. Nous avons aimé la beauté des marchés, la grâce des femme, la subtilité et la délicatesse des constructions et de l’artisanat traditionnel. Nous nous sommes régalés de cuisine thaï, qui selon moi, doit être la meilleure que nous ayons goûté. Citronnelle, basilic, curry, mêlent leurs saveurs aux fruits de mer, aux noix de cajou ou au lait de coco pour des plats succulents. Frits, étuvés, justes saisis, les ingrédients croquent et fondent tour à tour sous la dent. Un vrai délice qui va manquer à la gourmande que je suis !
Nous avons aussi retrouvé avec plaisir des eaux plus claires que celle du détroit de Malacca, et nous avons renoué avec bonheur avec les joies de la baignade quotidienne !
Parce que nous avons eu de la visite, parce que les lieux s’y prêtent bien, nous avons passé ici un mois de réelles vacances, à nous laisser vivre sans nous inquiéter de la suite du voyage ni de l’entretien du bateau. C’est la première fois en deux ans que nous avons ainsi l’impression de faire du tourisme, de la même manière que si nous avions loué un voilier !
Sauf que… Sauf que ces derniers jours, il y a une certaine agitation à bord. Le capitaine a décrété que la météo lui convenait, et qu’il fallait quitter les lieux au plus vite. C’est donc une fois de plus entre les dernières lessives, l’achat de légumes frais et la préparation du traditionnel ragoût du départ que je vous écris ces quelques lignes.
Les parents de Stéph nous quittent ce soir, nous ferons vraisemblablement la douane demain, et nous devrions être en mer pour le coucher du soleil ! Cette fois, nous nous attaquons à une traversée de minimum 30 jours en deux étapes : une fois 15 jours jusqu’au Maldives, puis à nouveau 15 à 20 jours jusqu’au Yemen. Nous ne pensons pas trouver grand-chose aux Maldives, c’est pourquoi nous nous préparons en fait pour un gros mois d’autonomie.
Je ne peux pas dire que tous ces jours de mer me réjouissent, ce n’est pas franchement ce que je préfère, mais j’ai hâte de découvrir la culture arabe et les bords de la Mer Rouge. Je pense que ce sera encore une fois bien différent de tout ce que nous avons vu jusqu’ici.
Ne vous attendez donc pas à recevoir des nouvelles prochainement, il se peut qu’il y ait un long moment jusqu’au prochain poste internet !
Ah oui, j’oubliais, tout le monde va bien à bord, petits et grands !
Nous espérons qu’il en est de même de votre côté. Nous vous souhaitons encore un peu de neige pour la fin de l’hiver, et un début de printemps très agréable.
On vous embrasse.
A bientôt
Sophie, Stéphane, Nino et Zélie sur Shipibo
Nous ne sommes pas très différents de vous : une famille de quatre, Stéphane le papa (36 ans), Sophie la maman (34 ans), Nino, le fils ainé (6 ans) et Zélie la cadette (3 ans). Nous n'avons
jamais mangé de la vache enragée, nous n'avons pas économisé la moindre pièce durant des années, nous n'avons pas de métiers rapportant particulièrement d'argent (décorateur d'intérieur et
bibliothécaire), pas d'héritage autre que celui du goût du rêve.
Et pourtant, nous sommes partis pour un peu moins de trois ans sur notre voilier pour ce qu'on appelle une circumnavigation, un tour du monde à la voile.
J'écris ce premier article de Malaisie, où nous allons passer deux mois, parce qu'il est déjà temps pour nous de penser au retour, et que j'imagine, peut-être à tort, qu'un blog est un bon moyen
de présenter notre voilier et que ceci nous aidera à le vendre dès notre arrivée en France. Et aussi parce que nous avons envie de partager avec vous quelques beaux moments.
Ce blog se compose de deux parties distinctes :
Vous êtes interessés par l'achat de Shipibo ? Vous préparez un voyage en voilier et vous avez une question ? Vous désirez en savoir plus ? Contactez-nous nous vous répondrons dans la mesure de nos possibilités.