Les Louisiades
Nous quittons Luganville pour les Louisiades le 7août 2007. Le début de traversée s’avère fort secouant, et nous sommes tous un peu vaseux ! Le reste de la traversée se
déroule bien, par bon vent. Nous nous arrêtons à Kivi kivi Lagoon (superbe plongée) dans le centre des Louisiades.. Nous verrons ensuite Bobo Eina, Bagaman, Panasia Island, et les îlots déserts
de Duchâteau et Bramble Haven. Nous naviguons à l’intérieur du lagon, ce qui nous protège des vagues et rend la navigation très confortable. Il y a peu de profondeur à l’intérieur du lagon, et il
est mal cartographié, ce qui nous vaut de belles frayeurs.
Les Louisiades sont une expérience exceptionnelle. Nous apprenons à connaître un peuple qui vit oublié et éloigné de tout. Personne ne se préoccupe de leur existence, et ils
n’influencent la vie de personne. Ils sont avides d’informations et de contacts.
C’est ici qu’il faut avoir des choses à troquer, il y a une réelle demande et une réelle nécessité. On nous a beaucoup demandé des masques de plongée. Si on se sent une âme
caritative, on peut apporter du matériel pour les écoles et des médicaments de base pour les dispensaires. Nous avons presque vidé Shipibo durant notre séjour : piles, bâches, peinture,
clous, visses, outils manuels, pierre à aiguiser, allumettes, hameçons, stylos, vêtements, lessive, riz, sucre, farine, huile, corned-beef, aspirine, biscuits, pansements, diverses graines pour
les jardins et j’en oublie sans doute ! Proposez. Tout finira par trouver preneur ! L’artisanat nous a beaucoup plu. On va pouvoir ouvrir un musée d’art Papou !
Si c’était à refaire
Nous offririons encore plus de produits de base.
On ferait une grosse réserve d’eau avant de partir.
On passerait plus de temps dans ces îles merveilleuses.
Port Moresby
On nous avait beaucoup parlé de cette ville réputée pour être une des plus dangereuses du monde. Les navigateurs hésitent à s’y arrêter, et c’est un tort.
Le Yacht Club est le plus beau, le plus smart et le plus grand que nous ayons vu jusqu’ici. Il y a tout le confort nécessaire, de l’électricité au wifi (assez cher). Attention, il
est nécessaire d’avoir une assurance au tiers pour pouvoir s’amarrer au ponton. Sinon, il est possible de mouiller devant les pontons, dans l’enceinte de la marina, ou à l’extérieur de celle-ci.
Honnêtement, nous n’hésiterions pas à le faire. Mais on trouvait la marina plus confortable.
Possibilité de faire recharger ses bouteilles de gaz. Fuel. Eau potable.
Il y a de nombreux supermarché en ville, dont un à à peine 3 min. de marche de la marina.
En prenant le minimum de précautions (vêtements et comportement raisonnables, ne pas visiter les bidonvilles seuls, éviter de sortir la nuit…) il ne doit pas y avoir plus de risque
à Port Moresby que dans d’autres grandes villes, même européennes. Nous n’y avons croisé que des gens souriants.
Les douaniers et l’immigration viennent à bord, nous avions déjà un visa mais il est possible d’aller à l’aéroport en faire un. Ils ne nous ont pas posé de question quant à notre
arrêt illicite aux Louisiades.
A la pharmacie du supermarché, j’ai acheté de la Malaron® sans ordonnance en cas de crise en mer.
Nous n’avons pas suivi de traitement antipalu durant notre séjour. Port Moresby n’est pas une zone à risque, contrairement au reste de la PNG. Protection avec répulsif pour la
peau, moustiquaires et spirales.
Si c’était à refaire…
Je n’achèterais pas de riz (sic !) ! Le riz indonésien est moins cher et tout aussi bon !
Nous prendrions le temps d’un arrêt aux îles en dessus de Port Moresby.
Je retournerais visiter le centre d’artisanat (sur la route de l’aéroport, connu de tous, demandez) véritable caverne d’Ali baba.
J’essaierais de trouver de la Malaron junior avec un peu plus de persévérence !