Maldives
14 jours séparent Phuket d’Uligamu, petit îlot au nord des Maldives. Le vent est variable, nous avons eu de belles journées venteuses, et des heures de calme plat. Nous avons béni notre spi indonésien, et pleuré un bon coup quand ses vieilles coutures ont fini par lâcher ! Nous avons peu pêché sur ce parcours. Ce qui ne veut rien dire !
Nous avons choisit d’éviter Sri Lanka pour différentes raisons : le port de Galle ne nous semblait pas particulièrement accueillant, nous n’avions pas vraiment le temps d’une excursion dans les terres, nous savions que le visa et la taxe de séjour était élevée.
Nous sommes donc allés directement à Uligamu 07°04.842 N, 72°55.106 E. Le mouillage est bien protégé, l’îlot est sur la route de la Mer Rouge, il est libre d’entrée, le village est joli, ses habitants accueillants et souriants. On peut y acheter du fuel (à 1$ le litre), de l’eau, quelques fruits et légumes (juste de quoi se refaire un peu), de tout petits œufs, de l’épicerie de base, mais alors de base.
L’eau est claire mais pas cristalline, nous avons tout de même fait un joli snorkelling. On mouille devant le village. Les chanceux (ou les plus rapides) peuvent mouiller sur une sorte de platier sous-marin entre 7 et 10 m. Les autres doivent mouiller profond. Nous étions dans plus de 24 m. d’eau !
En arrivant, il faut appeler les autorités sur le canal 16. Ils montent alors à bord, et les formalités se déroulent sans problèmes. Pas de quarantaine. L’autorisation de séjour est d’un mois, mais l’on a pas le droit de quitter le mouillage. Le tout coûte 5 $, que l’on paie en partant au ministère du tourisme. On peut faire les formalités de sortie quand on veut, mais l’office est fermé le vendredi et le samedi, il faut donc penser à payer en dehors de ces jours. Nous n’avons pas cherché à ouvrir nos mails…
Durant notre séjour, une barge a débarqué la première pelle mécanique en vue de construire un hôtel. A suivre…
Faire halte à Uligamu coupe agréablement une traversée qui se révèlerait bien longue sinon. Si c’était à refaire, on le referait !
Yemen
Nous nous arrêtons à Aden uniquement. Des voiliers amis se sont arrêtés d’abord à Mukalla, et ont trouvé la ville vraiment splendide.
A Aden, on mouille dans la baie de Tawahi, dans le mouillage délimité et réservé aux voiliers Les formalités se font dans l’enceinte du port. Les autorités donnent 5 jours sans visas aux voiliers, mais ils semblent extensibles à une dizaine de jours sans problème. L’immigration garde des passeports et délivre un passe, que l’on doit montrer pour sortir et entrer dans le port. Sans visa, on peut se déplacer aux alentours d’Aden, sans dépasser des check points connus des chauffeurs de taxi, par exemple ! Depuis le port, on peut prendre des taxis collectifs pour « crater », ou se trouve un grand marché et le restaurant « Rime » ou « Rimet », quelque chose comme ça. On y mange très bien.
A Tawahi, on trouve un bureau de change juste en face de la sortie du port, une épicerie bien achalandée le long de la route qui mène au village (à droite en sortant), un restaurant juste après, des boulangeries et le souk toujours plus loin contre la droite, après les taxis. En prenant un taxi ou un taxi collectif, on peut s’arrêter le long de la route qui mène à crater pour tirer de l’argent aux distributeurs. On peut aussi tirer des dollars, ce qui est peut-être une bonne solution pour la suite du voyage. En effet, le dollar reste roi dans les pays de la Mer Rouge. Nous avons loué les services de Salim, qui nous a fait visiter les alentours. Vous trouverez sans peine le célèbre Lulu, le centre commercial le plus connu du coin. Vous y trouverez de tout, y compris des boîtes de légumes !
J’ai trouvé de très beaux fruits et légumes dans le souk près du port, d’excellentes biscottes dans l’épicerie du coin, ainsi qu’une bonne petite « feta ». Tout est bien moins cher qu’en Erythrée, par exemple.
Possibilité de faire charger les bouteilles de gaz, de donner sa lessive pour 1$ les 4 pièces (qu’importe la grandeur), de faire de l’eau pour 3$ la tonne au quai, ou alors gratuitement, après 19h, au petit évier à côté des escaliers qui mènent à la sortie. Prévoir un bout de tuyau, ou de petites bouteilles. L’eau n’a pas très bon goût, mais bon à savoir pour les « sans frigos », elle est assez fraîche pour améliorer le pastis !
Dans l’idéal, il faudrait avoir le temps de monter à Sana, la capitale, située à 7 heures de route d’Aden. Considérée comme une des merveille du monde, classée patrimoine mondial par l’Unesco, la ville et ses environs valent paraît-il vraiment le détour. Le voyage en bus est semble-t’il un peu long, mais vaut le coup d’œil. Il faut demander un visa à l’immigration, puis aller au Harbour master pour demander l’autorisation de laisser le voilier au mouillage (l’idéal est de pouvoir donner le nom d’un bateau responsable), et de passer ensuite au ministère du tourisme pour avoir un permis de voyager. Le tout prend une demi-journée. Il faut évidemment débourser pour ces différents papiers, mais le prix reste raisonnable.
Nous avons fait ici nos visas pour l’Egypte, en une demi-journée.
Si c’était à refaire…
Ah là là, le Yemen est ma première grande frustration ! Si c’était à refaire, je m’arrêterais à Mukallah pour voir les châteaux suspendus, et je prendrais le temps de monter quelques jours à Sana. Enfin, comme ça, j’aurai des choses à faire pour mes vieux jours !
Nous aurions tiré des dollars pour avoir l’esprit tranquille jusqu’en Egypte.
Nous ne sommes pas très différents de vous : une famille de quatre, Stéphane le papa (36 ans), Sophie la maman (34 ans), Nino, le fils ainé (6 ans) et Zélie la cadette (3 ans). Nous n'avons
jamais mangé de la vache enragée, nous n'avons pas économisé la moindre pièce durant des années, nous n'avons pas de métiers rapportant particulièrement d'argent (décorateur d'intérieur et
bibliothécaire), pas d'héritage autre que celui du goût du rêve.
Et pourtant, nous sommes partis pour un peu moins de trois ans sur notre voilier pour ce qu'on appelle une circumnavigation, un tour du monde à la voile.
J'écris ce premier article de Malaisie, où nous allons passer deux mois, parce qu'il est déjà temps pour nous de penser au retour, et que j'imagine, peut-être à tort, qu'un blog est un bon moyen
de présenter notre voilier et que ceci nous aidera à le vendre dès notre arrivée en France. Et aussi parce que nous avons envie de partager avec vous quelques beaux moments.
Ce blog se compose de deux parties distinctes :
Vous êtes interessés par l'achat de Shipibo ? Vous préparez un voyage en voilier et vous avez une question ? Vous désirez en savoir plus ? Contactez-nous nous vous répondrons dans la mesure de nos possibilités.