Le détroit de Malacca fait peur aux marins. Pas pour ses vents ou ses courants, mais à cause des ses pirates. Eh bien, c'est fini, c'est de l'histoire ancienne, Malacca vient d'être officiellement déclassé ! L'endroit n'est plus considéré comme zone à risque, on peut donc y aller sans crainte ! Difficile toutefois d'imaginer les frêles esquifs malais s'attaquer aux monstres d'acier que sont les cargos qui traînent dans les parages.
Nous avons fait un arrêt dans le village de Kukup, entièrement bâti sur piloti.
Nous nous sommes offert une journée touristique à la ville de Malacca. J'ai aimé ce mélange de culture, malais, indiens, chinois se côtoyant sans problèmes apparants. Nous avons visité le
quartier chinois et ses échoppes, et parcouru le quartier hollandais, avec ses bâtiments rouges tout droit sortis d'un décor de théâtre.
La malaisie m'étonne aussi par le nombre de ses restaurants. Ici, impossible d'avoir faim (si on a les moyens, bien sûr). Chaque coin de rue est l'occasion d'une échoppe, d'un restaurant, d'une
guinguette. Manger semble être une des occupations principale du pays ! Ce n'est pas pour déplaire à la gourmande que je suis.
Nous avons sortis le bateau de l'eau
pour lui faire subir une cure de rajeunissement. Bruit, poussière, désordre sont au rendez-vous. Soudures, peintures et antifouling sont au programme.
Heureusement, la venue toute proche de St-Nicolas, la piscine, la création d'un arbre de Noël d'inspiration asiatique occupe la partie non-bricolante de l'équipage. On vous tiendra au courant de
l'avancement des travaux des uns et des autres !
Nous ne sommes pas très différents de vous : une famille de quatre, Stéphane le papa (36 ans), Sophie la maman (34 ans), Nino, le fils ainé (6 ans) et Zélie la cadette (3 ans). Nous n'avons
jamais mangé de la vache enragée, nous n'avons pas économisé la moindre pièce durant des années, nous n'avons pas de métiers rapportant particulièrement d'argent (décorateur d'intérieur et
bibliothécaire), pas d'héritage autre que celui du goût du rêve.
Et pourtant, nous sommes partis pour un peu moins de trois ans sur notre voilier pour ce qu'on appelle une circumnavigation, un tour du monde à la voile.
J'écris ce premier article de Malaisie, où nous allons passer deux mois, parce qu'il est déjà temps pour nous de penser au retour, et que j'imagine, peut-être à tort, qu'un blog est un bon moyen
de présenter notre voilier et que ceci nous aidera à le vendre dès notre arrivée en France. Et aussi parce que nous avons envie de partager avec vous quelques beaux moments.
Ce blog se compose de deux parties distinctes :
Vous êtes interessés par l'achat de Shipibo ? Vous préparez un voyage en voilier et vous avez une question ? Vous désirez en savoir plus ? Contactez-nous nous vous répondrons dans la mesure de nos possibilités.